Déc 21, 2017

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  Jean-Marie Le Pen : homme politique français et soldat des guerres

  Jean-Marie Le Pen : homme politique français et soldat des guerres

 

“Comme un coup de tonnerre” : c’est ainsi que la journaliste-présentatrice française, Audrey Crespo-Mara, avait qualifié les résultats du premier tour des élections présidentielles françaises, qui, le 21 avril 2002, le virent dépassé par le candidat du Front national, Jean-Marie Le Pen, lequel se retrouva donc face à Jacques Chirac pour le second tour.

Ce ne fut pas tant une victoire de Jean-Marie Le Pen (homme politique français) qu’un véritable échec pour le Premier ministre sortant (contrairement aux apparences).

 

   Les élections présidentielles : 2002 / 2003

“C’est la baisse de la participation qui explique la fausse impression de progrès considérable de Jean-Marie Le Pen qui n’avait gagné que 5 % de voix environ d’une élection à l’autre, certes, dans un contexte ou deux des autres candidats également présents lors des deux élections, avaient, eux vu le nombre de voix qui s’étaient portées sur eux baisser considérablement : Jacques Chirac, le Président sortant, avait perdu 690 874 électeurs (soit une baisse de 11 % ), et surtout, Lionel Jospin (homme d’État français) perdait 2 698 745 électeurs, soit un véritable effondrement : 36 % d’électeurs en moins.

La véritable surprise tient donc bien plus de cette défaite incontestable du Premier ministre sortant que de la fermeté, voire de la légère hausse des suffrages obtenus par Jean-Marie Le Pen, dont la grande stabilité des résultats depuis des décennies ne semble surprendre que les sondeurs.

Maintes explications furent données de cette défaite. La trop grande concurrence à gauche et les attaques trop fortes de Jean-Pierre Chevènement sur une prétendue “similarité” de Lionel Jospin et Jacques Chirac, alors que lui aurait apporté une véritable possibilité d’alternative, furent le plus souvent dénoncées comme les principales raisons de ce résultat.

 

En 2002-2003, le Centre d’études comparées en communication politique et publiques (Ceccopop) de l’université Paris 12 Val-de-Marne décida de pousser la réflexion un peu plus loin, en consacrant son séminaire de recherche à la communication politique durant cette période.

“Le coup de tonnerre” stupéfia les uns, et inquiéta les autres, qui se sont demandés dans quelle mesure la situation française de 2002 était reproductible chez eux.

Ainsi, l’internationalisation tacite de la communication politique, du fait de la globalisation du réseau d’information mondiale a-t-elle d’emblée donné une valeur d’exemple (à suivre ou non) aux élections de 2002 !

On comprend, que la notion de “dessillement” de l’électorat, n’est plus dupe des méthodes de communication politique moderne.

Cela interdit aux candidats de faire, en somme, campagne librement, avec les méthodes et les arguments qu’ils souhaiteraient peut-être, et montre une “professionnalisation” inéluctable et un tant soit peu castratrice.

Les contributions de Jean-Pierre Esquenazi quant à la télévision, Samira Ouardi quant “aux nouveaux médias”, qu’elle préfère intituler “médias informatisés”, et Philippe Maarek quant à la professionnalisation d’une manière générale, et à son internationalisation, évoquent toutes, ce phénomène nouveau”, Audrey Crespo-Mara.

 

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